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La Vérité universelle existe, même si vous croyez le contraire et elle est simple. Impossible de faire plus simple. J'ai un truc pour reconnaître ce qui est de la Vérité et ce qui n'en n'est pas: quand c'est simple ça a plus de chance d'être de la Vérité.

 

L'astérisque* renvoie au dico

 

 

La perfection est parfaitement simple...

quelque chose de parfait n'est pas compliqué :

la forme d'un œuf est parfaite et elle n'est pas compliquée.

Tout dans l'art prône la perfection dans la simplicité.

La Vérité* est simple, la voie est simple

et il n'est pas possible de marcher sur une voie simple

en étant compliqué. Pourquoi ferions-nous des zigzag

sur une ligne droite ? Le plus compliqué,

pour quelqu'un de compliqué, c'est d'être simple.

 

 

Lorsque vous êtes aspirants* ; que vous vous préparez à recevoir la Révélation*,

vous croyez faire ce qui vous est conseillé de faire durant cette période

où vous êtes aspirant: vous vider, vous vider de vos concepts, de vos à-priori,

de vos idées toutes faites. Mais après avoir reçu la Révélation

et avoir commencé à pratiquer depuis un moment, vous vous rendez compte

qu'il vous reste encore plein de trucs parfaitement inutiles en vous

qu'il vous faudra bien vider. Alors vous aspirez à plus de simplicité,

à plus de dénuement, à plus de lâcher-prise.

 

 

Le zen c'est simple

 

 

Regardez un décor zen, c'est simple ! Bien plus qu'un décor gothique flamboyant.

Voyez les dojo zen, cette simplicité extrême et cette zénitude

vous ramène vers l'intérieur, vous pousse à méditer*.

Les décors, les choses compliquées vous tirent hors de vous.

La vanité des créateurs s'exprime dans leurs œuvres,

tandis que dans les créations zen le but est de pousser à la Méditation,

à l'humilité*, à la contemplation*, pas de vanter leurs créateurs.

 

 

Quelqu'un dans la Conscience*, et vous savez ce que j'entends par là, est simple.

Il est Conscient. Il ne peut rien expliquer, c'est évident. Quand vous êtes en Paix*,

vous trouvez ça évident. Quand on me demande d'expliquer la béatitude*,

je suis comme cette personne qui a fait un rêve très prenant, très réaliste

et qui, se réveillant, se souvient parfaitement des images de ce rêve

mais ne parvient pas à mettre un mot dessus, pour l'expliquer.

On ne peut pas habiller la Vérité* de mots. On peut la porter

dans les paniers de nos mots, dans le Satsang*, mais pas l'habiller.

 

 

Je peux vous inviter à vivre cette Vérité, mais vous n'y viendrez

que si vous en avez le besoin. Mais de quel besoin s'agit-il ? le besoin de Vérité,

de Paix ? Oui, peu-être...de perfection ? De bonheur ? Qu'est-ce que c'est,

le bonheur ? Évidemment, le mot Vérité est un mot tabou,

comme si d'affirmer connaître la Vérité signifiait qu'on la détenait.

Comme si quelqu'un pouvait détenir la Vérité ! Mais la connaître

et la vivre ne signifie pas la détenir:

la Vérité nous dépasse !

 

 

C'est compliqué de faire simple

 

 

Il n'y a pas de tri à l'entrée de la voie, tout le monde est le bienvenu.

Le seul tri c'est que la majorité des gens ne veut pas de cette Vérité,

elle ne les intéresse pas. Beaucoup de gens pensent qu'ils la connaissent déjà.

La Vérité est simple, si la votre ne l'est pas,

alors c'est que c'est votre vérité pas La Vérité.

 

 

Ce n'est pas facile de faire simple. Méditer sur le Saint-Nom* c'est simplifier

votre esprit. Chose bien comprise s'énonce clairement, la Vérité se dit simplement.

Beaucoup de lettrés, de savants en spiritualité*, quand ils parlent demandent,

à ceux qui les écoutent, un dictionnaire et une culture ésotérique profonde.

Ils s'adressent à d'autres lettrés. C'est le système des castes, le brahmanisme.

Les savants parlent aux savants. la Vérité s'exprime clairement

et même ainsi tous ne comprennent pas :

''que ceux qui ont de l'entendement entendent ''.

Beaucoup font à la voie le reproche d'être simpliste.

La simplicité des uns est le simplisme des autres,

comme la solidarité des uns est l'assistanat des autres.

 

 

Le jour de la mort, tout le monde est reçu.

 

 

La chose important n'est même pas de savoir

si nous avons compris ou non.

Si nous avons compris, tant mieux, mais ce n'est pas le sujet.

Le propos de cette voie, n'est pas de comprendre :

il n'y a pas d'examen à passer !

Le jour où la mort arrive, tout le monde est reçu.

Il n'y en a pas qui échouent à l'examen de la mort.

Comprendre c'est bien, qu'est-ce que vous voulez dire

quand vous dites comprendre ? Tant que vous n'avez pas compris

ce que veut dire comprendre, vous ne le comprenez pas.

Apprendre des théories, des concepts n'est pas comprendre.

C'est bien d'apprendre, pourquoi pas ?

Mais ce n'est pas comprendre.

 

 

Parfois vous pensez avoir compris quelque chose mais c'est simplement

que vous l'avez admise, mais admettre n'est pas comprendre.

Si vous dites à quelqu'un, qui n'a jamais bu du jus de citron pur,

que ça va lui piquer la langue, que c'est acide il ne le comprendra pas.

Il faudra qu'il boive ce jus et il comprendra ! Pour comprendre il faut le vivre,

prendre avec soi [co-préhende].

La compréhension vient quand on pratique.

 

 

Je vous dis des choses et vous les admettez mais sans toujours les comprendre

et même vous pourriez vous demander ce que je veux dire par là

et pourquoi j'insiste tant sur des choses qui paraissent évidentes.

Ces choses vous les avez admises, comme l'humilité*, le lâcher-prise etc...

alors vous vous demandez pourquoi j'insiste lourdement et puis un jour,

un an,deux ans ou trois ans après vous réalisez quelque chose

et vous vous dites : ''bon sang ! Mais c'est bien sûr ! Je comprends ! '',

pourtant vous pensiez avoir déjà compris.

 

 

C'est compliqué d'être simple quand on est compliqué, c'est pourquoi il en est

qui sont compliqués et qui désirent la Paix, sincèrement

et qui demandent la Révélation...ils sont sincères ; d'être compliqué ce n'est pas

incompatible avec la sincérité et le vrai désir de Paix !

Alors ils reçoivent la Révélation mais ils restent compliqués :

on ne change pas sa programmation du jour au lendemain !

Alors pour ceux là ça sera plus compliqué, il leur faudra continuer de se vider,

de lâcher-prise, de desserrer les poings mais s'ils observent l'Agya*,

le travail se fera de toutes façons, malgré eux !

En attendant il leur faut de la foi.

 

 

Il n'y a pas qu'une façon de vivre la voie

 

 

Il n'y a pas qu'une façon de vivre la voie ; il y en a autant qu'il y a de pratiquants

et il y a aussi quatre degrés de pratique, en fonction de ce que l'on est prêts à lâcher

de nos certitudes. Il y a l'aspirant qui est un, une chercheuse ayant trouvé

et désirant recevoir la Révélation, le Marcheur*, initié, qui connaît les techniques,

qui recherche, dans la voie, un approfondissement de sa conscience

mais dont l'existence est si pleine de responsabilités dharmiques* qu'il ne peut,

ou qu'il croit ne pas pouvoir se consacrer à l'Agya.

Il y a le Chela* qui veut suivre l'enseignement du maître*

et, enfin, il y a le premie* qui aime Dieu et veut vivre sous son constant regard.

Il y a les premie ''laïques'' et les premie d'ashram.

Il n'est pas nécessaire de vivre en ashram pour aimer Dieu.

 

 

Rassembler sa Conscience

 

 

Pourquoi est-il nécessaire de se recentrer ?

[c'est le propos du vrai yoga*].

C'est comme si votre Conscience se cassait

en des centaines et des milliers de petits fragments

et que la pratique du Saint-Nom*,

cette technique de Méditation* révélée

et qui permet de pratiquer tout en vaquant

à ses occupations quotidiennes et habituelles,

et que la pratique du Saint-Nom, donc,

faisait sur ces morceaux épars de notre Conscience

comme un aimant sur de la limaille de fer :

les fragments éparpillés se rassemblent.

 

 

Quand vous vous rassemblez ainsi, par l'Observance, vous êtes

dans la dynamique de la Grâce*. Plus votre Conscience est rassemblée

et plus vous comprenez. La Conscience, lorsqu'elle est éparpillée,

est une Conscience en petits morceaux : vous avez conscience de ça

et de ça encore mais pas de ça. Quand votre Conscience est rassemblée,

vous avez une Conscience globale, vous êtes une personne consciente.

 

 

Pour arriver à cette Conscience globale vous avez l'Agya*.

Rien ne peut se substituer à ça : aucune lecture ni réflexion

ne peut remplacer l'Observance*. Je ne vous dis pas ça

parce que je serais atteint d'une sorte de toc, non : je vous dis et redis ça

parce que c'est vrai. Je l'ai expérimenté et l'expérimente encore.

Si vous n'y arrivez pas comme vous le voulez, à cause de votre existence,

de votre dharma*, eh bien tant pis ! Ce n'est pas un concours !

Quoiqu'il en soi la vie avec l'Agya est tellement mieux qu'une vie sans l'Agya.

 

 

L'endroit où nous arriverons tous c'est la fin et la fin, que l'on soit

un Marcheur débordé par ses devoirs ou un premie vivant dans un ashram,

cette fin sera la même. En attendant cette occurrence éclatez-vous :

enfin, non : rassemblez-vous ! Soyez cool et indulgents.

Si la voie vous donne plus de fortitude pour assumer votre dharma,

votre réalité, alors c'est que vous êtes en train de réussir.

L'Observance vous donne plus de Conscience, plus de recul sur les choses.

C'est déjà beaucoup ! Non ? Vivez votre vie, assumez votre dharma

avec plus de Conscience et plus de recul

grâce à la Grâce trouvée dans l'Observance.

 

 

Il est un effet de cette voie, c'est qu'elle dé-conceptualise les choses.

Quand vous remettez tout dans le Saint-Nom, en pratiquant la technique,

quand vous coupez la parole au faux-ego*, il n'a pas le temps de partir

dans des délires, des théories...alors ça simplifie le mental*.

C'est le mental qui pratique, l'âme*, elle, elle est là porteuse de ce magnétisme

du Saint-Nom. L'âme est faite à partir de ce Saint-Nom,

c'est comme un aimant fait de magnétite, le magnétisme c'est le Saint-Nom

et l'âme l'aimant, la magnétite. L'âme c'est la matière mais son magnétisme,

ce qui la rend cohérente, dans le sens physique du terme,

c'est le Saint-Nom, le Te du Tao-Te-King.

 

 

Mais l'âme ne pratique pas, c'est le mental qui pratique.

Après il est question de mental supérieur et de mental inférieur...

le mental supérieur c'est le mental sous l'influence de l'âme,

le mental inférieur, à part les drivers qui font fonctionner le corps,

c'est le mental en roue libre, sous l'influence du faux-ego.

Ce mental inférieur ne s’intéresse

qu'à l'écume des jours, à la surface des choses.

 

 

En fonction de l'endroit où vous mettez votre mental votre conscience changera.

C'est ça que certains, qui ne connaissent pas la voie, nomment le taux vibratoire :

plus on met son mental dans la profondeur et plus le taux augmente

et plus on place notre mental à la surface des choses,

dans les apparences, les désirs, la vanité et les attachements

et plus le taux diminue. Plus vous pratiquez et plus vous avez conscience

de ce que vous faites et plus vous pouvez choisir en toute connaissance de cause.

Il n'y a pas de concours, sur cette voie, et n'écoutez pas le faux-ego,

habillé de safran, qui vous dit que vous n'êtes pas un bon pratiquant...continuez.

 

 

"Si tu peux attacher à L'Un ton mental sans faillir,

Observant l'Agya tu auras conscience de la Grâce"

[Bhaktimàrga 2-7-26]

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

Autres Satsang sur ce thème:

-Vérité et simplicité

-La simplicité de Dieu

-Il nous manque d'être simple

 

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Tag(s) : #satsang, #simplicité, #vérité, #yogaoriginel, #harmonie, #humilité, #lavoie

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