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Voici un dialogue entre un Satguru , Sarupanand ji Maharaj, qui était le maître du maître de josé et un de ses disciples -sri Hans maharaj, père de prem Rawat, un guru vivant aux états-unis, lors de leur première rencontre, en Inde:

 

 

"Sot est celui qui croit être le guide de lui-même

Quand il est le sujet soumis de ses désirs de sa vanité et de ses concepts"

[Bhaktimàrga 3-1-8]

 

 

Voici un dialogue entre un Satguru -guru* parfait-, Sarupanand ji Maharaj, qui était le maître du maître du maître actuel de la voie et un de ses disciples -sri Hans maharaj, père de prem Rawat, un guru vivant aux états-unis et très connu dans les années 70-80- lors de leur première rencontre, en Inde:

 

-Sarupanand Ji Maharaj: Vous intéressez-vous de près ou de loin à la spiritualité* ?


-Le disciple: Oui, elle m'intéresse beaucoup. Je désire réaliser la Vérité*. Mais je ne crois ni dans les faux gurus ni dans les rites. Swami Dayanand m'a beaucoup influencé. J'ai lu les Upanishad et la Gîta. Dans ma famille, on lit aussi le Râmâyana, mais ce sont vraiment les Upanishad que je préfère.

 

Les mots marqués d'un astérisque* ont leur explication sur le : "dico des mots de la voie"


-Sarup: Penses-tu qu'il soit possible de réaliser Dieu en étudiant les écritures ?


-Hans ji: Non non, il faut acquérir la concentration de l'esprit et pratiquer la méditation. Il faut accomplir yama1 et niyama2, puis chercher à atteindre le samadhi* qui est l'état de parfaite Réalisation*.


-Sarup. - Quel type de Méditation* pratiques-tu ?


-Hans ji: Je pratique havan [cérémonie du feux remontant à la période védique] et sandhya [le salue au soleil, pratique yogique à l'aube], et je médite sur " Om " [mantra].


-Sarup: Obtiens-tu une concentration correcte ? Où fixes-tu ton esprit ? Ne vagabonde-t-il pas pendant que tu médites sur " Om " en raison du fait que les vagues de la pensée sont plus rapides que ta récitation ? En fait, tu ne pourras atteindre un contrôle total du mental* que par l'intermédiaire d'une aide extérieure. Le vrai yoga* est celui qui est éternel et qui contient en lui-même les moyens de garantir la concentration.


Patanjali l'a décrit ainsi: " Chita vriti nirodhashya yogeh " [lorsque vous êtes en état de yoga toutes les idées fausses -vrittis- dues à l'aspect mutable de l'être-humain -Chitta-, disparaissent]. " Om " n'a de rapport qu'avec les trois états de l'esprit3, et il en existe un quatrième appelé Turiya4 qui se trouve au-delà de la sphère de " Om ". On ne peut atteindre le samadhi si on n'a pas atteint Turiya. Du reste, les Écritures nous parlent de deux types de connaissance: ''para et apara''5 . C'est seulement la Connaissance para qui peut conduire à la réalisation de soi, et tu n'en connais même pas l’abc !


-Hans ji: Franchement, ce que tu me dis est vraiment très stimulant, et je sens qu'il y a là quelque chose de très important et que je ne connais pas, en dépit de mes connaissances en matière d’écritures. Jamais je n'avais eu, aussi puissant, cet éclair d'intuition.[note: vous voyez l'utilité de l'humilité ? Chez-nous la réflexion: ''tu n'en connais même pas l'abc'' aurait suscitée une réaction du faux-ego, une vexation et ''disciple'' serait parti en traitant Sarup de tous les noms et n'aurait jamais été son disciple]


-Sarup: C'est bien que tu parles de la Vérité*. Car seule une personne pleine de vérité et ayant un cœur sincère peut visualiser au creux de son cœur l’Être qui tire son resplendissement de Lui-même. N'as-tu jamais essayé de focaliser ton esprit sur cet Être suprême appelé Bhargo dans les Védas et Jyoti dans les Upanishad ? [L'Un*].


-Hans ji: Non, j'ai eu quelques étranges visions de Lumière*, dans ma première enfance, mais maintenant, je ne perçois plus rien.


-Sarup: Tu es une grande âme, avec un grand fond de bons samskàra accumulés au cours de tes vies antérieures. Tu as seulement besoin d'une étincelle. Car, dis-moi, quel est l'intérêt de répéter Ram-Ram ou Om-Om, ou bien le mantra Gayatrî, sans mettre en pratique le sens qui est contenu dans ces mantras ? Ne devrions-nous pas vivre dans le sens de ce que nous disons ?


-Hans ji: Oui, mais je ne sais pas comment comprendre et pratiquer cela.

-
Sarup: Est-ce que l'étude des Écritures ne t'a pas rendu capable de le connaître ? Et si cela ne peut être connu par les seules écritures, quel est le bon moyen pour y parvenir ?


-Hans ji: Peut-être que c'est par la Grâce* de Dieu, puisque les Upanishad disent qu'il révèle lui-même la Connaissance à celui qu'il a choisi !


-Sarup: Comment peux-tu dire que la Grâce n'est pas avec toi ? Elle t'a donné le corps humain qui est la porte vers la libération*. N'as-tu pas lu dans les Upanishad que cette Connaissance ne peut être atteinte que par l'intermédiaire d'un Maître éveillé* ? N'as-tu jamais approché un tel Maître ?


-Hans ji: Non, je n'ai pas confiance dans les gurus, et je crois que seul Dieu est le meilleur guru de l'aspirant*.


-Sarup: Alors, pourquoi Swami Dayanand va vers Virjanand, et pourquoi Nachiketas va vers le Seigneur de la Mort ? Suivant nos Écritures, on ne peut trouver cette Connaissance que par l'intermédiaire d'une âme éveillée et par aucun autre moyen.


-Hans ji: Je n'ai rien contre le fait de faire confiance à un guru, dans le but de recevoir la Connaissance, mais je ne peux l'adorer comme Dieu, comme la plupart des gurus aiment être adorés !


-Sarup: Ceci est un aspect mineur. Ce qui compte, c'est d'acquérir la vraie Connaissance. Une fois que tu l'auras reçue d'un vrai Maître, tu développeras naturellement du respect et de l'amour pour lui. Dans ce sens, ta propre expérience doit être le meilleur guide.


-Hans ji: Bon, s'il t'était possible de donner cette Connaissance, je te demanderais de me la transmettre.


-Sarup: Oui, je le peux, et quand je t'aurai révélé le Saint-Nom* [la Parole], tu réaliseras toi-même son immense signification. Cependant, on ne peut obtenir de succès dans cette pratique que par une dévotion* et par une persévérance sans fin. C'est la pratique qui rend un homme parfait.


-Hans ji: Bien sûr, je vais la pratiquer avec toute la sincérité et la persévérance qui sont en mon pouvoir. Mon désir pour la Vérité est devenu si intense qu'il ne pourra plus jamais être contenu tant qu'il n'aura pas été satisfait.

 

1/Yama: dans les Yogasūtra, yama correspond au premier membre [aṅga] du Yoga. Ce terme sanskrit signifie contrôle de soi, devoir moral [qui correspond à la notion du dharma sur la voie-originelle. La voie est le raja-yoga comme il était pratiqué à son origine, voir sa version du livre, le traité], règle, observance; austérité, refrènement ou encore le contrôle de soi qui est la première étape du yoga intégral ou rājayoga.

 

Le verbe sanskrit yam signifie tenir en main, contenir, soutenir, porter, réfréner, maîtriser, mettre en ordre. Les huit membres du rāja yoga, ou yama1, sont :

-yama: code de conduite envers les autres, comprenant ahimsā ou la non violence universelle, satya ou la véracité, la sincérité, la franchise, asteya ou la probité, l'honnêteté, brahma-chārya ou la modération des désirs, la chasteté et enfin, a-parigraha qui est le détachement ou non-possession de biens, le contentement [santoshi], l'absence de convoitise.

 

-niyama: contraintes envers soi, comprenant shaucha ou sauca signifiant pureté, propreté, honnêteté, santosha ou samtosa qui est la modération [le contentement de peu], tapas ou la force d'âme dans la pratique des ascèses [Observance de l'Agya], svadhyāya, la connaissance acquise par la lecture des livres saints et îshvara-pranidhâna ou la foi venue de la Méditation, la dévotion vraie.

 

-āsana: trouver la posture intérieure.

 

-prānāyāma: libération du souffle vital, utiliser la respiration comme un objet de concentration.

 

-pratyāhāra: abstraction des sens, retrait des objets de leur perception

 

-dhāranā: concentration, garder l'esprit fixé sur un point. C'est la Méditation.

 

-dhyāna: méditation profonde, l'esprit reste fixé et n'est plus sensible aux perturbations.

 

-samādhi: contemplation profonde ou état d'union avec le « dieu » intérieur [âtman] ou d'absorption dans l'absolu [brahman]. Un maître spirituel ne peut être un maître que s'il a connu ce dernier yama.

 

2/Niyama: second membre de yama, les huit membres du raja-yoga: contraintes envers soi, comprenant shaucha ou sauca signifiant pureté, propreté, honnêteté, santosha ou samtosa qui est la modération [le contentement de peu], tapas ou la force d'âme dans la pratique des ascèses [Observance de l'Agya], svadhyāya, la connaissance acquise par la lecture des livres saints et îshvara-pranidhâna ou la foi venue de la Méditation, la dévotion vraie.

 

3/Les trois états de l'Esprit: veille, rêve et sommeil.

 

4/Turiya: est un terme sanskrit qui signifie le quatrième état de conscience au-delà de ceux de veille, rêve et sommeil. Dans les différents courants de philosophie monastique hindoue, Turīya [ou chaturtha] est un État de conscience pure. Il s'agit d'un quatrième état de conscience qui sous-tend et qui transcende les trois états de la conscience commune : l'État de la conscience éveillée [Jagrata, état du Service], l'État de rêve [svapna], et le sommeil sans rêve [Sushupti].

 

5/Connaissances para et apara: ce concept Védique désigne la connaissance du monde phénoménal, des choses que l'on voit, que l'on touche, que nos sens perçoivent sous le nom de apara, celle du domaine subtil de la spiritualité est nommée para. Le mot connaissances, avec un ''c'' minuscule'' et un ''s'' désigne apara et le mot Connaissance, avec un ''C'' majuscule et sans ''s'', désigne les ''choses'' de la spiritualité vraie, la shruti.

 

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Tag(s) : #guide, #guru, #dédication, #yogaoriginel, #lavoie

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