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C'est fou mais quand je suis dans le Saint-Nom, au coeur de l'instant, je retrouve les parfums et le goût du bonheurs que je connaissais quand j'étais enfant. C'est normal: le présent de ce temps là est le même qu'aujourd'hui !

 

L'astérisque* renvoie au dico

 

 

 

 

On veut tant être aimé et compris

 

 

Tant de gens veulent être compris, il y a une telle demande d'être aimé !

''je veux qu'on m'aime, qu'on me comprenne''...

comment peut-on demander aux autres ce que l'on ne fait pas pour eux ?

Est-ce que l'on s'intéresse à aimer les autres

et à les comprendre quand on est soi même si demandeur ?

''Je veux qu'on m'aime pour moi même, je veux que l'on me comprenne'',

mais tout le monde veut qu'on l'aime !

Tout le monde veut être compris et personne ne comprend personne.

Tout le monde est là, tout seul dans son coin comme une île déserte,

''je veux qu'on m'aime, je veux qu'on me comprenne''.

''Regardez comme je suis beau ; je mérite qu'on m'aime, qu'on me comprenne''.

 

 

Beaucoup de demandes et peu d'offres.

On dirait qu'ils ont été sevrés trop tôt !

Ils manquent d'amour ces pauvres chats.

Mais cet amour il faut qu'ils le cherchent ailleurs que chez les autres.

Les autres ils cherchent aussi de l'amour !

C'est comme dans ces dialogues

où tout le monde cherche à parler, à s'exprimer,

à se raconter et où personne ne veut écouter.

 

 

''Vanité, cruauté, injustice, mépris, indifférence, frustration, avidité, excès,

Lucre et stupre sont les fruits de l'inconscience''

[Bhaktimàrga 1-4-37]

 

 

Tu ne vas pas demander à un affamé

de partager sa faim pour satisfaire la tienne !

C'est une erreur de chercher l'amour*,

la Paix* et le bonheur chez l'autre.

Il cherche aussi quelqu'un qui aurait trop d'amour

et qui serait près à lui en donner.

C'est comme ce qui est dit sur la toile :

''il faut, pour s'élever, ne s'entourer que de gens

qui nous tirent vers le haut '',

mais si tout le monde faisait ça personne ne tirerait personne ;

tout le monde attendrait d'être tiré.

Ce n'est pas ainsi que l'on trouve l'amour, le bonheur.

 

 

La première chose à faire

 

 

Alors, la première chose, pour trouver le bonheur,

puis-qu’aussi bien ce peut-être un but comme un autre,

mais le vrai bonheur, encore une fois :

il ne faut pas confondre le bonheur et la satisfaction

pas plus qu'il ne faut confondre l'amour et le plaisir,

même si les deux sont compatibles,

donc la première chose à faire, pour trouver le bonheur,

c'est de se détacher...mais se détacher de quoi ?

 

 

''Le détachement ouvre la porte du Royaume, l'indifférence la referme''

[Bhaktimàrga 1-5-12]

 

 

Le mystique en cours de maturation est comme un artichaut,

la fleur de lotus bretonne : il retire une feuille, c'est un attachement*,

par exemple l'attachement à sa voiture, puis il retire une autre feuille,

c'est son attachement à sa montre, il en retire une troisième,

l'attachement à ses costumes et ainsi de suite,

feuille après feuille, attachement après attachement

et il met des années et des années à arracher les feuilles une par une,

le statut social, les rêves...et plus on s'approche du cœur et plus c'est difficile.

 

 

C'est vrai ; on se débarrasse, on se débarrasse

mais le père de tous les attachements c'est l'attachement à soi,

à ce soi d'illusion que l'on croit être soi...c'est un leurre,

c'est le leurre de ''celui-qui-sépare'', en nous

et qui veut vous garder prisonnier de cette illusion*,

et de sa confusion*.

A un moment donné

cessez de sucer votre pouce et de vouloir être aimé...

essayez d'aimer.

Quand on a vraiment besoin d'aimer on ne désire plus être aimé.

Quand on trouve son bonheur dans le fait de donner de l'amour

on est plus facilement heureux,

parce que le fait de donner ne dépend que de nous.

 

 

Recevoir en donnant

 

 

En donnant on se rend compte que

l'on n'est que l'intermédiaire de l'amour que l'on donne:

qu'il passe par nous, à travers nous

et que l'on en est, ainsi, le premier bénéficiaire, au passage !

Plus vous donnez et plus vous recevez.

Quand on veut recevoir on reçoit rarement.

Nous ne sommes pas les créateurs de l'amour,

nous n'en sommes que les récipiendaires, les usufruitiers, les bénéficiaires.

On reçoit et on redonne, on redonne à celui qui nous le donne :

en échange de son Amour, on lui donne notre reconnaissance

qui est une forme d'amour.

La reconnaissance est plus difficile que l'amour :

donner de l'amour c'est assez facile, quand on aime,

mais être reconnaissant c'est difficile.

 

Le soi que l'on est n'est pas celui que l'on croit être.

Plus on se rapproche du cœur, plus on arrive au véritable attachement

et plus on se rend compte que le reste,

tous les attachements dont on croyait s'être débarrassé jusqu'ici,

n’était que des leurres, un pare-feux

pour celui qui veut garder ce père de tous les attachements.

L'illusion intérieure propose au mystique

de se débarrasser de ces attachements matériels

pour mieux le tromper, l'envoyer sur une fausse piste

et lui faire perdre son temps et son énergie.

Ces attachements matériels ne sont que des fusibles.

 

 

Le bonheur

 

 

Le bonheur c'est la parfaite satisfaction.

Quand on est parfaitement satisfait, on est heureux.

Quand nous habitons pleinement notre Conscience,

que nous voyons, entendons, sentons pleinement,

en toute Conscience.

 

 

Tandis que je mets ce Satsang*, enregistré à l'ashram nandi àlaya,

par écrit, à votre intention, il pleut.

Mon bureau est sous le toit de l'ashram

et j'entends la pluie qui tombe sur la vitre du velux.

 

C'est étrange parce que cette pluie qui tombe, ce soir,

c'est exactement la même pluie que celle qui tombait, quand j'étais enfant,

sur la toile de tente, d'une de ces grandes tentes collectives,

où je dormais en colonie de vacances.

Quand il pleuvait il y avait ce même bruit que ce soir sur le velux.

C'est ce même bruit que faisait cette pluie qui tombait sur ma voiture,

quand je vivais dans les Landes, au Sud-Ouest de la France

et que je m'abritais d'elle.

C'est juste le bruit de l'instant présent quand il pleut.

Tous ces moments dont la pluie me fait me souvenir

sont le même le même que celui de maintenant, le même !

C'est le même moment !

avec le même feeling : le Saint-Nom*.

Le Saint-Nom, ou plus exactement la Conscience du Saint-Nom

est la même qu'hier et qu'avant hier.

 

 

La madeleine de Proust

 

 

De temps en temps la madeleine de Proust,

qui ressuscite l'instant-présent,

peut-être le parfum du foin dans l'air chaud d'une fin d'été...

vous marchez sur le bord de la route,

il fait chaud, vous longez un pré fauché et subitement un petit vent se lève

et ce parfum vient vous emplir le nez.

C'est l'été qui vous souffle son haleine de foin coupé.

C'est le même parfum que celui que vous sentiez, enfant,

en marchant sur le bord d'une route d'été.

 

 

Le goût de ces instants est le même :

c'est le goût de l'instant présent.

Ce parfum, ce goût de l'instant, cette madeleine de Proust

c'est le goût, le parfum du Saint-Nom,

de cette Paix qui vous habite depuis toujours

et que nous oublions si souvent ne sachant pas où le retrouver

ou le sachant, si nous avons reçue la Révélation*,

mais oubliant de nous en souvenir,

occupés à d'autres choses.

 

 

C'est le goût de cet état d'être, quand vous êtes pleinement satisfait,

que vous n'avez besoin de rien de plus et que vous n'avez plus peur.

La Paix dans l'instant présent, cette satisfaction sans peur

c'est le Saint-Nom...son feeling.

La perfection, la béatitude* c'est cet instant présent, ce non-agir*

et goûtez à ce plaisir, à cette pleine satisfaction de temps à autres,

au cours de la journée, en méditant un peu sur le Saint-Nom

si vous avez reçu sa Révélation* et que vous pouvez le faire.

Si non, demandez à la recevoir.

 

Quand vous êtes dans Satçitananda*, dans la parfaite conscience de l'instant,

de la béatitude, vous êtes dans la perfection,

dans la totale satisfaction, arrivés chez vous.

Alors voilà ...pour ça vous devriez accepter de vous oublier,

d'oublier qui vous croyez être.

Bon, encore une fois vous ne pouvez sans doute pas le faire tout le temps !

Vous disposez, tout au long de votre journée, de petits moments

où il vous est possible de méditer un peu sur le Saint-Nom.

 

C'est ça les pauses Saint-Nom.

Ces moments de courtes Méditations font comme ces pas japonais

que l'on pose sur le gazon pour y marcher sans l'écraser.

Vous avez tant de choses à faire chaque jour

et vous ne pouvez pas être dans la béatitude tout le temps.

 

Parfois des moments de pure Grâce* viennent vous stimuler,

faire remonter à votre conscience cette Paix parfaite,

il est bon d'être disponible, alors, et d'en profiter.

Cette pluie qui tombe, et me fait souvenir de ces instants présents du passé,

à cause de sa musique jouée sur la vitre de la fenêtre,

cette pluie me dit que l'essentiel, alors et comme maintenant,

était la Conscience du Saint-Nom.

 

 

Le bonheur de vivre

 

 

Le bonheur de vivre, le bonheur d'être vivant c'est satçitananda,

pas le bonheur d'exister, pas le bonheur de faire ce que l'on fait, non :

juste le bonheur d'être en vie.

Pour beaucoup le bonheur c'est le bonheur de posséder,

c'est le bonheur de faire.

C'est le piège que les sociétés de consommation vous ont tendu.

 

 

''La pleine Conscience est la raison de l'Agya,

On la désigne par Satçitananda ou Royaume''

[Bhaktimàrga 2-2-24]

 

 

Je me souviens qu'enfant

le bonheur était tellement organique, animal, parfait et simple !

Juste de vivre, de voir, d'entendre et de sentir, ressentir et j'étais en plein délices !

Quand le corps, l'esprit et l'âme sont en parfaite union avec l'instant,

c'est ce bonheur vrai qui remonte à la surface de notre conscience.

C'est le seul, l'unique moyen de connaître le bonheur, si ça vous intéresse :

le détachement et la Conscience de la béatitude.

 

Maintenant il est nécessaire de réunir tant de choses

pour oser envisager le bonheur possible.

Alors vous ne le connaissez que très rarement, sinon jamais

et ce n'est pas la faute de la crise ni de la société...non :

c'est de votre faute.

Vous tombez dans le piège et vous vous plaignez et pleurez :

''je veux qu'on m'aime, je veux être compris et considéré à ma juste valeur ''.

Marcheurs, prenez votre destin en main et observez l'Agya*.

 

Vous ne pouvez pas vivre la parfaite satisfaction tout le temps

mais ce que vous pouvez faire, votre but accessible,

c'est approfondir votre Conscience, approfondir votre présence

dans ce que vous faites, être pleinement à ce que vous faites.

Si le vent fou de votre imagination vous prend

pour vous amener là où la Paix ne se peut pas,

alors mettez-vous à l'abri dans le Saint-Nom.

Pour offrir moins de prise au vent rassemblez-vous au centre.

 

Acceptez que le Saint-Nom puisse vous sauver

même si, parfois, vous pourriez en douter et en vérité

vous verrez que ça fonctionne : le Saint-Nom vous sauve.

Prenez le temps de ne rien faire, de fermer les yeux et de méditer.

Ça fonctionne !

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

 

D'autres Satsang sur ce thème:

-La paix malgré tout

-Sous le regard de Dieu

-Heureux les pauvres en esprit

 

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Tag(s) : #satsang, #bonheur, #vivre, #simplicité, #enfant, #yogaoriginel, #lavoie

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