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Le bonheur est une notion si floue, depuis le temps qu'on en parle mais il y a une chose qui est claire: la satisfaction. Ici il n'est pas question de la satisfaction de ses désirs mais de la satisfaction suprême, celle de l'essentielle soif de l'âme.

 

 

l'astérisque* renvoie au dico

 

 

 

La souffrance*, quand elle n'est pas physique et objective,

vient de ce que l'âme*, dans la dualité* et sa confusion*

n'est pas dans son milieu naturel.

L'âme* est de nature divine, paisible,

son milieu est la dimension spirituelle.

 

 

Cette dimension est accessible à la Conscience* pendant que l'âme est incarnée,

mais quand elle est obnubilée par les choses du monde, la Conscience

ressent un malaise, un manque. Ce manque est le manque de Paix*.

Ce milieu naturel de l'âme, en Inde beaucoup le nomment Satçitananda,

ou parfaite Conscience de la béatitude*. Le Christ en parlait aussi

quand il parlait du Royaume* qu'il disait être à l'intérieur.

 

 

''Si ceux qui vous guident vous disent : 

le Royaume est dans le ciel,

alors les oiseaux du ciel vous devanceront.

S’ils vous disent :

il est dans la mer, alors les poissons vous précéderont ;

mais le Royaume est au dedans de vous''.

[évangile selon Thomas logion 3]

 

 

"L'Un et sa Création ne Sont qu'Un, la voie parfaite est le chemin du Royaume"

[Bhaktimàrga 1-1-47]

 

 

Sans en avoir pleinement conscience, vous courez après la satisfaction

de ce besoin essentiel, de cette Paix* et quand vous n'êtes pas

dans une démarche spirituelle exigeante,

vous courez après la satisfaction de tous les désirs

qui vous viennent faute d'avoir identifié ce besoin fondamental de l'âme.

 

Au début l'humain travaille à satisfaire ses besoins fondamentaux,

comme la sécurité, la nourriture et quand ces besoins sont satisfaits,

comme l'âme continue d'aspirer aux retrouvailles avec la Paix dont elle est issue

et que l'être humain continue d'ignorer ce besoin, il se crée d'autres besoins.

La société humaine, basée sur la possessions de biens matériels

et sur l'argent, est complice de cette démarche stérile et vaine.

 

 

Un marché de dupe

 

 

C'est un vrai marché de dupe,

parce que quand vos désirs peuvent être satisfaits,

il s'en crée d'autres et ainsi vous n'aurez jamais la vraie satisfaction,

celle qui dure. C'est un cycle sans fin : le cycle de la production,

le cycle de la consommation, le cycle de l'endettement,

du développement, de la croissance.

 

 

Vous êtes accroché aux wagons de la société et participez à cette course,

à cette fuite en avant complètement délirante où personne n'aura satisfaction.

Ça fait longtemps que les sociétés humaines ne travaillent plus pour l'humanité

et que c'est l'humanité qui travaille pour la société.

Sauver le système c'est l'obsession de nos dirigeants, quels qu'ils soient.

 

Tout ce que la société des hommes est capable de vous offrir c'est la frustration

et comme vous n'osez pas tout le temps dire que c'est la faute de la société,

alors vous dites que c'est de votre faute, que vous faites partie

de cette cohorte des loosers, des petites gens

que les rares riches méprisent.

 

Il faut bien le dire : un vrai riche n'a pas beaucoup d'estime pour les gens

qui acceptent de travailler quarante heures par semaine pour mille euros par mois !

Si les patrons estiment que toute peine mérite salaire

et que l'argent est la récompense de l'effort, alors ils estiment comme peu de chose

la peine et les efforts de ceux qu'ils rétribuent 1000 euros par mois.

 

Pourtant cette satisfaction, qui ne dépend de rien, est en vous, c'est ça le plus fou :

elle est à l'intérieur de vous et elle est gratuite. Je le sais car je l'ai trouvée.

Elle est là tout le temps et a toujours été là. Si on tourne son regard vers l'intérieur,

de la bonne façon, on la trouve. Bien sûr, il est nécessaire de savoir comment faire.

Ce n'est pas difficile de le savoir, il suffit de demander à quelqu'un qui sait le faire.

Il y a encore une petite condition, pour trouver la vraie Paix: en avoir besoin.

 

 

La Paix grandit quand on la contemple

 

 

La contemplation* est une totale soumission à l'instant.

Ce qui est en vous paraît, au début de la pratique, ténu, subtil

mais à force de Méditation* et d'Observance* de l'Agya*,

cette petite ''chose'' grandit, prend de la densité,

de l'importance. Plus ça grandit et plus la satisfaction,

la sensation d'accomplissement grandissent.

 

 

C'est comme ce robinet qui goutte et que l'on n'entend pas la journée.

La nuit, quand le silence se fait et que tout se calme, ce bruit devient audible

et bientôt on n'entend plus que lui au point de n'en plus dormir !

C'est ça la Vérité* : elle est si fine, si petite en apparence,

quand vous avez l'esprit plein des bruits et des visions du monde.

Mais quand vous vous y consacrez un peu,

elle finit par prendre toute la place.

Alors vous êtes dans Dhyàna, dans la béatitude,

ou plus exactement dans la Conscience de la béatitude.

 

Les humains sont souvent comme des enfants : ils souffrent

mais veulent que l'on vienne les soulager de leurs souffrances malgré eux,

ils ne veulent faire aucun effort. Ils veulent s'asseoir, fermer les yeux

et que ça les submerge. Les êtres humains veulent bien faire des choses

pour une maison, une voiture des vacances

mais pour la paix intérieure non : elle leur est due.

 

Le train de la Paix, le train du Saint-Nom* passe dans la gare

et vous êtes debout sur le quai. Il n'a pas de frein, il passe les portes ouvertes

à faible vitesse et vous devez sauter en marche.

Dans ce train il y a tout ce que vous voulez, tout ce qu'il vous faut,

il suffit de sauter en marche. Il n'y a personne dans le train qui va sortir la main

et vous agripper de force pour vous tirer dedans !

 

 

C'est comme quand vous avez soif : c'est à vous de boire,

l'eau ne va pas forcer le passage de vos lèvres

et vous désaltérer de force.

Vous avez un puits plein d'une eau fraîche et pure,

il suffit d'aller y puiser.

 

 

"Il y a de l’eau sous le désert, si tu persistes à creuser tu la trouveras,

Encore faut-il accepter d'avoir soif et de boire"

[Bhaktimàrga 2-5-18]

 

 

Certains veulent être en Paix sans effort, pourtant l'effort n'est pas bien grand !

Bien moins que ceux auxquels vous consentez pour vous acheter une maison,

une voiture, un téléviseur. Pourtant ces biens, s'ils sont utiles,

n'apportent pas le bonheur.

 

 

Vous savez ce qu'il faut faire

 

 

Observer l'Agya : méditer, aller au Satsang*, rester dans le Service*

autant que faire se peut est votre part, ce qu'il vous faut faire pour être en Paix.

Parfois vous le faite et ne trouvez pas tout de suite toute la Paix désirée,

mais laissez les choses s'installer.

 

C'est vraiment à vous de le faire, ce n'est pas à moi. La Paix est déjà en vous,

tournez-vous vers elle. Alors évidemment vous pouvez toujours

vous poser des questions à propos du pourquoi et du comment

si ça vous chante mais n'attendez rien de ces jeux du mental*,

ce ne sont pas eux qui vous apporteront la Paix. Vous savez quoi faire:

pratiquer, il n'y a rien d'autre ! Croyez-moi, s'il y avait autre chose je vous le dirais !

En plus il y a trois degrés de pratique, Marcheur*, Chela* et premie*,

choisissez celui qui correspond le plus à votre motivation.

 

Après si vous êtes habitué à manier les concepts, faites-le, je le fais aussi,

mais que ça ne vienne pas à la place de l'essentiel et laissez les concepts

à la porte de la Méditation : ne les amenez pas avec vous.

Prenez les concepts pour ce qu'ils sont, des jeux, des gourmandises de l'esprit.

Quand on a faim on mange du riz pas des chips,

quand on a soif on boit de l'eau pure, pas un cocktail.

 

N'allez pas chercher votre salut dans les réponses que l'intellect peut donner :

il n'y a pas de réponse satisfaisante qui puisse être donnée par l'intellect.

La seule réponse utile, pour un pratiquant, est de pratiquer.

Sur la voie il n'y a rien d'intellectuel. Les brahmanes peuvent venir

mais il leur faut oublier leurs savoirs et leur position.

Seuls ceux qui ont un esprit simple peuvent pénétrer le Royaume.

 

Seuls ceux qui sont comme des enfants, naïfs et plein du désir de vivre

peuvent aller sur cette voie de façon satisfaisante. Même dans la personne

la plus désespérée, qui pense au suicide, il y a le plaisir de vivre au fond.

Juste parce qu'il est arraché à la Paix de l'intérieur et jeté dans le tumulte du mental

il est plein de souffrance. La souffrance est vraie

mais les raisons de cette souffrances ne sont qu'illusion.

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

Autres Satsang sur ce thème:

-La vraie satisfaction

-La satisfaction et les satisfactions

-Les caprices de l'humanité

 

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Tag(s) : #satsang, #béatitude, #bonheur, #yogaoriginel, #lavoie

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