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Tant que j'observe de l'extérieur ce moi intérieur, je ne suis pas ce moi intérieur. En entrant en méditation profonde, vous entrez dans la conscience d'être, vous n'observez pas. Bien sûr que les choses viennent quand elles viennent, c'est une question d'ouverture, de conscience. La conscience ne vient pas en étudiant dans des livres.

Satsang de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, l'être et le paraître, la vérité.
Vous préférez être ou paraître ? Vous avez le choix mais comment choisir en connaissance de cause ?

 

 

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C'est vrai que les peuples heureux n'ont pas d'histoire. Quelqu'un à la recherche d'un appartement aura plus de choses à dire que celui qui est déjà installé. Un explorateur a plus de choses à dire qu'un sédentaire. Pour le chercheur, il doit savoir s'il cherche la vérité ou s'il considère qu'il n'y a pas de vérité universelle et qu'il aime simplement chercher. Un chercheur de "profession" ne se comportera pas comme quelqu'un qui a soif de trouver : le chercheur de profession collectionnera les découvertes, sans s'arrêter sur une en particulier, tandis que celui ou celle qui a soif de vérité ira jusqu'au bout de ses rencontres. Il ne suffit pas de chercher, il faut accepter d'avoir trouvé.

 

 

Je sais que la majorité de ceux qui se disent chercheurs croient qu'ils ne trouveront jamais. Ils se trouvent bien dans leur recherche, elle les justifie, les singularise. Ils font du tourisme spirituel, en toute honnêteté intellectuelle. Ils peuvent aller butiner une fois sur le zen, le prànàyàma, l'enracinement, le Reiki... comme d'autres font la Grèce, la Tunisie, le Vietnam, etc. Des mystiques, il en est plein et tout se mélange, la spiritualité à la religion, à l'ésotérisme, au New-âge, aux pouvoirs, à l'épanouissement personnel, etc. Chacun fait comme il l'entend, c'est la liberté, le libre-arbitre.

 

 

 

Il y a juste à vivre

 

 

 

Quand nous sommes à la maison, il y a juste à vivre, à être, pas à paraître. Il y a une différence entre l'être et le paraître. Quand il est question de lâcher-prise il est question de lâcher l'identité que nous croyions être jusqu'à présent. Il est dit en spiritualité, que pour trouver le vrai soi il s'agit de s'oublier, mais c'est faux, il ne faut pas s'oublier ! C'est le faux-soi qu'il s'agit d'oublier, pas le vrai ! Il est question d'ouvrir les yeux, de s’apercevoir que le vrai soi est quelqu'un d'autre que celui que nous croyons être. Sans l’acuité de conscience que donne la fréquentation de son centre, l'Observance des quatre piliers de l'agya, il est difficile de reconnaître le vrai soi.

 

 

 

Le vrai soi

 

 

 

Le vrai soi, c'est l'âme incarnée, pas celle qu'éventuellement nous étions avant de naître, pas ce concept d'âme vierge de toute impureté. Qu'importe ! Celui qui compte est le soi d'aujourd'hui. Ce vrai soi est l'âme incarnée, cette ''entité'' faite de la ''matière-divine'' et de l'ego. L'ego est ce je qui permet de dire j'aime, je comprends, j'écoute. L'ego n'est pas l'ennemi dont on parle souvent en le confondant avec le faux-ego. Bien sûr qu'il y a, en chacun, quelqu'un d'autre qui dit "je" et veut nous faire croire qu'il s'agit de nous. Mais ce "je" n'est pas le je de nous, c'est le "je" du faux-ego. C'est le "je" qui est le fruit du conditionnement, de l'éducation, il forme une espèce d'entité, la personnalité, que certains pensent connaître. Le vrai soi, c'est autre chose.

 

 

Tant que j'observe de l'extérieur ce moi intérieur, je ne suis pas ce moi intérieur. En entrant en méditation profonde, vous entrez dans la conscience d'être, vous n'observez pas. Bien sûr que les choses viennent quand elles viennent, c'est une question d'ouverture, de conscience. La conscience ne vient pas en étudiant dans des livres. Pour être mouillé vous devez plonger dans l'eau. Lire peut vous donner envie d'approfondir votre conscience.

 

 

Tant que vous vous regardez méditer vous ne méditez pas. Le yoga, c'est quand le méditant et l'objet de sa méditation se fondent, qu'il n'y a plus de césure entre eux, c'est satçitananda (la béatitude). D'où l'importance de bien choisir l'objet de sa méditation ! C'est comme la lumière intérieure, quand vous méditez et que vous la voyez en face de vos yeux clos, vous pouvez décider de rester spectateur ou de vous fondre en elle. Même sans vous fondre en elle, de la voir, de la regarder vous fait profiter de ses bienfaits : la compréhension, le discernement, l'acuité cérébrale et la joie aussi.

 

 

« Samàdhi-bhàvanàrthah klesa-tanù-karanàrthas ca. Le but de la pratique est de gommer les causes fondamentales de la souffrance et par la contemplation d'amener à l'Unité. » (Yogasûtras 2.2). Ce qui signifie que par l'union intime du méditant et de l'objet de sa méditation il y a disparition des causes de l'affliction. « Mūrdhajyotiṣi siddhadarśanam. Méditer sur la lumière-intérieure fait connaître la perfection. » (Yogasûtras 3.32), ce qui signifie que la méditation sur la lumière intérieure donne la juste-vue ou vision des parfaits. (les siddhis)

 

 

C'est comme pour la météo : quand le temps est humide, sombre vous éprouvez moins de joie et quand les nuages s'en vont, que le soleil brille vous éprouvez, automatiquement, plus de joie et de bien-être. Avec la lumière-intérieure, c'est la même chose. La lumière-intérieure fait sur votre conscience ce que celle du soleil fait sur votre humeur. C'est pour ça que je vous conseille de commencer vos cessions de méditation formelle par la technique du Saint-Nom ! Ensuite vous pouvez passer à la technique de la musique, puis à celle de la lumière-intérieure. Maintenant je connais une pratiquante qui fait des pauses lumière dans la journée : elle ne médite que sur la lumière pendant dix à quinze minutes. Chacun fait comme il le sent. En cas de doute, demandez-moi.

 

 

 

L'être, pas le paraître

 

 

 

C'est l'être qui compte, pas le paraître ! Vous n'avez pas à prendre une posture, pas plus que moi je n'ai à jouer au guru... personne ne se doit de jouer un rôle. Nous sommes comme nous sommes. Soyez vous-même et assumez au mieux votre dharma (devoir sacré). Vous ne devez pas faire les choses pour ressembler à un yogi parfait, à un maître spirituel... être un pratiquant, c'est juste aimer la conscience, aimer être et de ne pas s'attacher à sa recherche, à ses idées, à des théories. Après, pourquoi pas, si vous aimez collectionner les images, les mots et les concepts, comme d'autres collectionnent les coquillages ! Pourquoi pas ? Il n'y a rien d'interdit. Mais si vous désirez être un pratiquant, n'oubliez pas la pratique.

 

 

Petit à petit vous comprenez. Des choses que mon maître m'avait dites et que j'avais gardées comme des petits cailloux, se transforment en diamants avec le temps et ma compréhension. Tout est comme un puzzle qui devient cohérent. Une fois le puzzle de la compréhension terminé nous voyons vraiment pleinement l'utilité de l'Observance. En attendant observez les quatre piliers de l'agya. « Celui qui observe la sadhana se place sous la Grâce, S'il en sort qu'il s'y remette et s'y remette encore » (Bhaktimàrga 1-4-36)

 

 

 

 

 

 

 

Ce satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère, mais il faut préciser ceci : il a été dit à la maison où je vis, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation. Le plein ''bénéfice'' de ce satsang ne pourra être atteint que si vous avez eu cette Révélation et que vous pratiquez les quatre piliers. Pour se renseigner, demandez en écrivant ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Sri Hans yoganand ji.

 

Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #méditation, #yoga, #être, #paraître, #vérité

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