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Durant notre existence nous sommes l'âme mais pas seulement, nous sommes aussi le mental et le corps. certaines choses, qui nous font, changent, se transforment mais l'âme reste égale à elle-même. Attachez-vous à ce qui reste constant.

 

 

l'astérisque* renvoie au dico

 

 

 

 

Un mot, un seul, pour tout résumer

 

 

S'il fallait tout résumer de la vie en spiritualité*,

selon la voie, par un mot, il serait Conscience.

Tout est une question de Conscience*.

Si vous avez conscience du Saint-Nom*,

vous avez conscience de la vanité des choses,

quand elles sont vaines,

de leur importance, quand elles sont importantes,

du bien, du mal, de ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire,

de l'harmonie ou de la disharmonie des choses.

 

 

 

''Chaque incarnation donne à l'âme un peu plus de Conscience''

[Bhaktimàrga 1-2-14]

 

 

 

Quand vous avez conscience du Saint-Nom*, vous avez conscience de tout.

Vous avez conscience de la justice, de l'injustice, de l'équité, de l'iniquité etc.

Un frein à l'approfondissement de votre Conscience est l'attachement.

Il ne s'agit pas de cet attachement à ceci ou à cela, à celui-ci ou à celle-là.

Quand je dis l'attachement* je veux dire l'attachement-racine,

celui dont sont faits tous les attachements.

 

 

 

''L'attachement est fait de désirs ardents et sans fin

Qui t'enchaînent aux fruits de tes actes''

[Bhaktimàrga 1-2-32]

 

 

 

Si vous avez conscience de ce que vous êtes en Vérité*,

vous êtes détaché.

Vous aimez ce que vous aimez, les être et les objets,

mais on n'avez pas toute votre espérance en eux.

 

 

 

Qu'est-ce qui m'appartient ?

 

 

Voilà une bonne question, alors ? Est-ce que la voiture m'appartient, par exemple ?

Non, elle ne m'appartient pas : je m'en sers, mais elle ne m'appartient pas,

même si la carte-grise est à mon nom. La montre que je porte au poignet

n'est pas ma montre, elle est une montre que j'utilise

pour faire comme tout le monde, par coquetterie

et accessoirement, pour avoir l'heure.

 

On ne dois s'attacher à rien parce que rien ne nous appartient.

Savez-vous pourquoi ? Parce que notre propre vie ne nous appartient pas !

Pour que quelque chose nous appartienne il faudrait que nous même

nous nous appartenions. Nous ne sommes pas propriétaires de nous même.

Nous n'avons pas la maîtrise de notre naissance pas plus que celle de notre décès.

Nous n'avons pas la parfaite maîtrise de notre santé ni des événements

qui surviennent. Nous ne sommes pas les propriétaires de notre propre vie

et nous aurions la vanité d'être les propriétaires de choses, de gens ?

Nous sommes attachés à toutes sortes de choses

mais nous ne possédons rien,

simplement nous avons l'usufruit de la vie qui nous anime.

 

 

De quoi serions nous les propriétaires ?

 

 

De quoi serions-nous propriétaires ? De notre santé, de ceux que l'on aime,

de notre voiture, de notre travail, de notre jeunesse ?

Nous ne possédons rien, alors à quoi bon l'attachement ?

On achète une maison sur vingt ou trente ans, on l'occupe, dix ou vingt ans

après avoir fini de la payer et on décède, ou on va habiter

dans une résidence médicalisée et la maison, que devient-elle ?

C'est pour nos enfants ? Ils vont y vivre ou la vendre,

se partager le produit de la vente et quoi ? Ils vont s'acheter une voiture neuve,

une cuisine équipée et épargner le maigre reste

pour les études de leurs propres enfants ?

 

 

 

Tout cela est si vain. La vie ne sert pas à ça : il y a mieux à en faire.

On peut faire ça, ce n'est pas interdit ni idiot, mais ce n'est pas le but.

Il ne faut pas négliger le but pour l'accessoire.

Il n'y a qu'une seule chose qui nous appartienne,

c'est notre Conscience.

 

 

 

''Trouve le début avant le but où il se trouve se trouve le but ''

[Bhaktimàrga 2-1-20]

 

 

 

Les bulles du champagne

 

 

L'attachement est comme ce gaz qui sature un champagne: il est invisible.

Versez le vin dans une flûte et des bulles forment des chapelets qui montent,

à cause des micro particules qui maculent les parois de la flûte.

Le gaz s'accroche sur ces poussières et forme des bulles,

en s'accumulant, alors ces bulles s'élèvent vers la surface.

En nous, les êtres, les objets et les idées sont comme

ces micro grains de poussière : l'attachement qui sature l'autre face de l'ego*,

le faux-ego*, s'accroche à ces grains, à ces gens, ces objets,

ces pays, ces villes, ces croyances et ces idées

et voilà autant de câbles qui nous tiennent attachés.

 

 

On s'attache à tout

 

 

On s'attache à tout ce qui passe à notre portée, la langue, l'existence,

une religion, à tout comme pour nous ancrer dans l'existence,

mais ces êtres et ces choses sont comme nous : limités, éphémères

et nos câbles sont illusoires. C'est comme dans ''on a marché sur la lune'',

l'album de bandes dessinées de Tintin, quand la pesanteur artificielle de la fusée

est coupée et que tout le monde se trouve en apesanteur.

A un moment quelqu'un dit, peut être le professeur Tournesol :

« Accrochez-vous, je vais rétablir la pesanteur artificielle »,

aussitôt dit, aussitôt fait, le professeur Tournesol rétablit la pesanteur artificielle,

en redémarrant le moteur atomique.

A ce moment là les deux Dupont [d] tombent lourdement au sol :

ils s'étaient accrochés l'un à l'autre !

 

Plus on a de supports d'attachement et moins on peut aller profond en soi

pour y trouver la Paix et la pleine Conscience: ces attachements

sont comme des laisses qui nous tiennent plus ou moins serré.

On ne peut pas, à cause d'eux, retrouver ce qui est la base de notre vie,

qui est en même temps le début et la fin de notre existence.

Qui connaît le début de son existence en connaît la fin,

car le début de l'existence est pareil à la fin :

''Souviens-toi que tu es né poussière et que tu redeviendras poussière''.

La fin de l'existence sera pareille au début : c'est comme une porte,

on peut la passer pour entrer et sortir.

C'est juste la porte de l'incarnation et de la désincarnation.

 

Si on est attaché à notre existence, on revient et on revient encore.

La Libération* vient quand on est détaché. Maintenant il y en a

qui ne veulent pas se détacher, que l'idée de revenir séduit.

Plus on vieilli, plus on s'éloigne de notre naissance

et plus la vie nous semble rapetisser, devenir de plus en plus petite

et les personnes âgées, très âgées à quoi se rattachent-elles ?

Assises sur leur banc à regarder la vie de leur village passer devant elles ?

Passer les petits enfants et leurs mamans, aller au travail les jeunes pères,

passer le facteur ? A quoi se rattachent les personnes très âgées ?

A des projets ? Non : au passé et à l'instant présent,

parce que l'instant présent n'est pas petit, lui :

l'instant présent est éternel et s'attacher à lui c'est s'attacher à l'éternité.

 

 

 

''L'incarnation est un départ et la mort un retour ''

[Bhaktimàrga 1-3-6]

 

 

 

Quand on est dans l'instant

 

 

 

Quand on médite, on est dans l'instant présent

et la mort ne peut rien contre nous, ni le passé, ni le futur.

Les vieux ont ceci de commun avec les jeunes enfants

qu'ils sont contemplatifs, qu'ils ne se projettent pas dans l'avenir

et qu'ils étirent le temps, qu'ils l'étirent pour l'allonger

à force de faire du sur-place temporel.

Méditer, être dans le Service* c'est faire ainsi.

 

 

 

C'est quand même dommage qu'il faille attendre de dépasser les quatre vingt ans

pour s'intéresser au temps présent ! On peut le faire à vingt, à trente,

à quarante. C'est le propos de l'Observance*. Être dans le Service

c'est comme si on était sur notre banc, à regarder le présent,

à se goinfrer de présent. Tout est vain, sauf le présent,

notre Conscience, l'Observance

et l'assumation joyeuse de notre dharma*.

 

 

 

''L'initié est ferme dans l'Observance de l'Agya

Sinon il se perd dans l'illusion et la dualité ''

[Bhaktimàrga 2-2-15]

 

 

 

On doit s'occuper au mieux des personnes dont on est responsables :

sa famille, ses amis, ses animaux de compagnie. On doit s'occuper de son travail,

de son pays, de ses voisins, quand c'est nécessaire, on doit assumer

ses responsabilités. Il n'est pas question, sous prétexte de détachement,

de lâcher nos responsabilités. Le dharma fait partie de l'Observance, avec l'Agya*,

il forme un des trois composants avec le maître* : le maître/ l'Agya/le dharma.

Qu'est-ce que vient faire le maître ? Il va avec l'Agya : c'est lui qui donne l'Agya.

Un maître spirituel n'est pas un chef. Il est un enseignant.

Il y a maître et maître, deux homophones aux sens différents.

 

 

 

''Le guide respecte le libre-arbitre ''

[Bhaktimàrga 3-1-24]

 

 

 

On doit vivre en privilégiant l'instant présent parce qu'il est

notre unique planche de salut, si non, que reste-il ? Nous ?

Mais qui sommes nous ? Notre foi, notre religion, notre âge, notre type ethnique,

notre intelligence, nos souvenirs, notre culture, notre profession, notre maison,

notre statut social, notre compte en banque, notre corps,

on est plus ou moins gros, plus ou moins jeune, plus ou moins bien-portant,

ça change toute le temps. Est-ce qu'on est tout ça ? Non !

Alors il est inutile de s'attacher outre mesure comme si ça devait durer toujours.

Il faut s'attacher, en premier, à ce qui durera toujours :

le Saint-Nom contenu dans l'instant.

 

 

Je ne suis pas mon corps

 

 

Je ne peux plus faire ce que je faisais quand j'avais vingt ou trente ans,

c'est ainsi. Je ne suis pas ce corps, je l'occupe mais je ne suis pas lui.

Lui il change chaque année, pas moi. Quand je me souviens de l'enfant

que je fus je me rend bien compte que je suis toujours lui,

avec quelques kilos en plus, des poils et des blessures, mais fondamentalement,

je suis la même personne et la Paix que, souvent, je ressentais

quand je ne faisait rien [à l'époque il nous arrivait de ne rien faire]

est la même : elle n'a pas changé, je suis toujours cet enfant

qui ressentait la béatitude* en ne faisant rien d'autre que de contempler la nature,

les taches de lumière, passant à travers les plis des rideaux fermés

-le dimanche matin- qui faisaient, sur les murs,

comme une constellation de bien-être sans cause.

 

 

 

On n'a pas à s'identifier à ce corps changeant, car on n'est pas lui.

Est-ce qu'un automobiliste s'identifie à son auto ?

Je veux parler de quelqu'un de raisonnable.

Notre identité c'est ce qui est identique, en nous,

du début à la fin de cette incarnation.

On doit s'occuper du corps avec respect :

c'est notre véhicule, mais pas s'identifier à lui.

 

 

 

On n'est pas celui que l'on croit être

 

 

On n'est pas celui que l'on croit être habituellement, celui que nos parents,

nos amis, nos employeurs nous ont fait. Que savent-ils de nous ?

Tous ces gens ? Déjà que nous on ne se connaît pas vraiment, alors les autres !

Il ne faut pas se jauger à l'aune du jugement des autres.

On n'est ni la personne cool que ceux qui nous aiment disent que nous sommes,

ni ce sale con que les autres pensent [et disent aussi, parfois!].

Personne ne sait qui on est, personne ! Qu'importe, est-ce que c'est ça

le plus important dans notre vie ? Qui on est ? Non, bien sur.

L'important, on le porte en soi. Vous qui lisez ce Satsang*, et qui êtes disciples*,

je ne peux que vous inciter à être attentifs par l'Observance constante.

Pour ceux qui n'ont pas reçu la Révélation*,

je ne puis que vous inviter à la demander.

 

 

Subjugué par soi-même

 

 

 

Tant que l'on sera subjugués par soi-même,

tant que l'on sera à se regarder

dans le miroir de nos préoccupations tous les jours,

tant que l'on sera le personnage principal

du roman de notre existence,

on passera à côté de la réalité, la vrai, la belle :

celle du bonheur d'être conscient de la béatitude.

 

 

 

A force de se préoccuper des apparences on est malheureux,

confus parce que la Vérité n'est pas dans les apparences.

Occupons-nous de ce qui est vrai et on sera vrai et on vivra vraiment.

 

Bien sur il se peut, au début du chemin, que la Vérité, en nous,

ne soit que le souvenir d'une petite rengaine, mais à force de l'écouter,

cette rengaine, elle devient plus audible et, bientôt, on n'entend plus qu'elle

et elle n'est plus un souvenir confus mais une réalité claire.

C'est le propos de l'Observance et de la Grâce*.

 

 

 

''Quand un chercheur trouve il est bouleversé par la Grâce ''

[Bhaktimàrga 1-3-22]

 

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

D'autres Satsang sur ce thème:

-S'abandonner pour se retrouver

-Ce que l'on est vraiment

-Qui êtes-vous ?

 

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Tag(s) : #satsang, #âme, #vérité, #yogaoriginel, #lavoie

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