Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

On sacrifie quoi, sur cette voie ? On sacrifie l'inconscience pour avoir la Conscience ? On sacrifie la confusion pour avoir la Connaissance ? Tu parles d'un sacrifice ! On n'est pas perdant. Mais il faut le vouloir : il faut vouloir aller sur cette voie.

 

 

L'astérisque* renvoie au dico

 

 

 

Il ne s'agit pas de sacrifice

 

 

Les êtres humains sont les enfants de Dieu et comme tous les enfants

ils sont capricieux ! Il n'y a que très peu de personnes qui sont intéressées

par Dieu, par avoir une relation privilégiée avec Lui,

même quand elles croient en Lui. Sans doute pensent-elles qu'il faut offrir

toute son existence pour marcher sur la voie de Dieu

et ils ne le veulent pas : leur existence c'est tout ce qu'ils ont

et ils ne veulent pas l'offrir en sacrifice...mais il ne s'agit pas de sacrifice.

 

Quelle vie offre-t-on ? Et en échange de quoi ? Beaucoup de gens

ne veulent pas aller sur une voie spirituelle, qui demande de s'y investir,

parce qu'ils se disent qu'ils ont tout ce qu'il leur faut. Ceux qui ont un peu d'argent,

à qui rien ne manque, ceux qui sont heureux dans leur vie ne s'intéressent pas

à la spiritualité*, souvent. Celui qui n'a pas soif ne demande pas à boire.

 

''Heureux ceux qui pleurent, qui souffrent, parce que Dieu lui-même les consolera ! "

Disait le Christ, sur la montagne. Ceux qui ne souffrent pas ne seront pas consolés.

Pour ceux à qui tout réussi, le monde des apparences a bien plus d'attraits

que l'hypothétique Royaume-intérieur : ''un tien vaut mieux que deux tu l'aura.''

 Le Christ disait aussi, a une personne riche

qui lui demandait conseil pour entrer au Royaume :

 

 

''Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres,

Et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi ''.

 

L'homme devint triste, parce qu'il avait de grandes richesses.

Voyant cela, Jésus dit :

 

''Qu'il est difficile à ceux qui ont des biens d'entrer dans le royaume de Dieu !

Car il est plus facile à un chameau de passer par un trou d'aiguille,

qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu ''.

[Matthieu 19/21,22,23,24]

 

 

Ceux qui ont du bien n'ont pas envie de le sacrifier

 

 

Ceux qui ont du bien n'ont pas envie de le sacrifier pour obéir à Dieu, non, non...

au mieux, ils savent que Dieu existe et les aime, mais qu'importe, pour eux.

Ils se disent : "Dieu peu bien me laisser trente ou quarante ans à jouir de mes biens,

je verrais après : j'ai le temps" au pire ils se disent:

"Dieu existe peut-être, l'argent existe sûrement ".

 

 

Seuls ceux qui sont malheureux sont prêts à vouer leur vie :

elle a si peu de valeur à leurs yeux. Qu'ont-ils à perdre ?

Ce qu'ils se proposent d'offrir, ils n'y tiennent pas !

C'est une vie de tristesse, c'est une vie d'insatisfaction,

de frustration, de malheur. Alors ils disent :

« Dieu, je te donne ma vie, tu me donnes quoi en échange ?

La paix et l'Amour ? D'accord, tape m'en cinq : deal ! »

 

 

Je t'échange mon carton contre ta villa au bord de la mer, avec piscine débordante.

Marché de dupe. Mais Dieu accepte. On dit que l'Esprit-Saint est une colombe,

ne serait-il pas plutôt un pigeon ? Au moins ils ont foi en Dieu,

ce qui n'est déjà pas si mal, d'autres ont d'autres options comme la drogue,

l'alcool, les antidépresseurs, le suicide. Les malheureux qui choisissent la voie

ont l'intuition, peut-être une mémoire résiduelle,

qu'il existe une Paix* en soi, et qu'il y a une voie où marcher.

 

 

''Il y a en toi tout l'Amour et la Paix''

[Bhaktimàrga 2-5-16]

 

 

Il faut rencontrer le Satsang*, aussi,

ce qui demande un concours de circonstances particulier.

Mais sinon, on sacrifie quoi, sur cette voie ? On sacrifie l'inconscience

pour avoir la Conscience* ? On sacrifie la confusion* pour avoir la Connaissance* ?

Tu parles d'un sacrifice ! On n'est pas perdant. Mais il faut le vouloir :

il faut vouloir aller sur cette voie, une fois qu'on a la clé du portail,

parce que si on ne veut pas y marcher, il ne se passera rien !

Ce n'est pas comme si on devait être payé mille deux cent euros par mois

pour le faire chaque jour, à des horaires précis et sous la surveillance de quelqu'un.

Ça c'est le boulot. Au travail on fait ce que l'on doit,

même si on n'en a pas envie, sinon, non.

 

 

Avoir conscience du besoin où l'on est

 

 

Il s'agit d'avoir conscience du besoin où l'on est de cette voie

et on en a plus conscience

quand on est dans un état de dénuement important.

Pas de dénuement financier, nécessairement :

ce peut-être un dénuement spirituel, moral.

Là on est motivé et la motivation nous fait avancer.

La voie est parfois une voie de desperados.

Il faut avoir la Grâce* d'être malheureux.

 

 

On n'est pas obligé d'être fauché et malheureux, non,

mais il faut se sentir vide, chercher un sens profond à sa vie.

La vie de disciple, de premie*, quand on la vit entièrement, est magique :

on est comme sur un tapis volant. Mais pour ceux qui ne veulent,

ou ne peuvent pas se consacrer à Dieu, ils peuvent toujours devenir Marcheur*

qui est le second des quatre degrés de pratique.

 

Un jour j'étais à pied sur un haut plateau, entre la Turquie et l'Iran

et la route était toute droite à perte de vue. Il y avait au loin des montagnes,

sur la gauche, dont je voyais les sommets enneigés et il n'y avait

aucune maison visible, aucun véhicule. Je n'avais pas de nourriture, pas d'eau,

pas d'argent et je marchais droit devant moi, sans inquiétude aucune,

avec l'absolue certitude de la Guidance*. Je n'étais pas encore initié :

j'allais en Inde, pour trouver la voie et la route était longue.

 

J'avais l'absolue certitude qu'à l'arrivée la promesse serait tenue.

Un camion est arrivé, qui allait dans ma direction, il m'a pris.

J'ai eu à manger, à boire et même une couchette pour dormir :

j'avais eu raison, la Guidance était sur ma vie.

Ça aurait pu être la maison d'un berger, cachée derrière un rocher :

la Grâce se manifeste de tant de façons !

 

Cette Grâce est celle que connaît celui qui se donne complètement,

qui remet tout entre les mains de Dieu. Seul celui-là peut connaître cette sorte

de Grâce. Je ne vous dis pas de tout quitter, ni d'aller sur les routes,

simplement je vous dis qu'il n'y a que lorsque l'on n'a plus rien,

que ses vêtements et son sac, que la Grâce est la plus visible,

la plus flagrante. Alors si vous n'êtes pas dans ce cas

et que vous ne connaissez pas cette expérience, ne vous en étonnez pas :

a chacun selon son besoin.

Ne pas manquer de tout est une forme de Grâce aussi !

Ayez-en conscience et louez Dieu.

 

 

''La Grâce vient quand tu ne peux plus rien''

[Bhaktimàrga 2-7-3]

 

 

Des gens, parfois, comptent sur nous

 

 

Souvent quand bien même on voudrait se donner complètement,

on ne le peut pas : on peut avoir des enfants, des chats, des chiens,

des furets, des parents, des amis, un travail où des gens comptent sur nous,

on a un dharma*, bref. Le dharma est une Grâce aussi

et à travers son assumation, le cœur joyeux

et la Conscience* attachée au Saint-Nom*, autant qu'on le peut,

on connaît une autre forme d'accomplissement : il y en a pour tout le monde.

Le chemin du laïque est plus dur que celui de premie d'ashram :

ses obligations ''mondaines'' sont plus prégnantes, plus impérieuses.

Ils n'en ont que plus de mérite de rester sur la voie

et reçoivent une forme de Grâce qui leur est propre.

 

Quand on ressent la Grâce c'est qu'on l'a mérité : la Grâce n'est pas donnée

sans mérite, à crédit, en acompte. Il faut la payer cash.

La Grâce est toujours là. On ne te la donne pas : c'est toi qui la prends.

Si tu vis au bord d'une rivière d'eau pure et que tu as soif,

tu te penchera pour y boire : la rivière n'éclaboussera pas l'intérieur de ta bouche !

Peut-être que tu as mérité d'être au bord de cette rivière.

Peut-être as-tu traversé un désert, une montagne, des ronciers,

pour arriver au bord de cette rivière. Peut-être as-tu laissé tomber ton sac

qui était trop gros et qui ne passait pas. Bon : maintenant tu es au bord

de cette rivière et il te faut encore te pencher, te mettre à genoux pour y boire.

Tu ne vas-pas flancher maintenant ! ?

 

 

Il ne te reste qu'à boire. Tu n'y es pas obligé :

des fois tu n'as pas soif, ou alors d'une bière, de rosé,

tu veux te reposer, regarder la télé.

Alors fais-le et n'oublie pas :

la rivière est là et tu peux y boire quand tu veux.

Mais ne t'éloigne pas, reste dans un état de prédisposition

et pour ça tu as l'Observance*. Des fois tu vas méditer

et ça va être génial et d'autres fois non.

Mais il faut le faire tous les jours, pour être là quand ça sera génial.

Cent pour cent des gagnants ont joué.

 

 

Quand tous les facteurs subtils sont réunis, bing ! C'est génial.

Mais il faut-être là. De toutes façons, si on ne pratique pas,

on ne va pas mieux, autant pratiquer. Pour ceux qui ne le peuvent pas,

parce qu'ils n'ont pas reçue la Révélation*

 il est possible de la recevoir, il suffit de la demander.

 

 

 

Ce Satsang pourra vous aider dans votre recherche spirituelle, je l'espère mais il faut préciser ceci: il a été dit à l'ashram nandi-àlaya, enregistré puis retranscrit à destination des initiés qui ont reçu la Révélation des quatre techniques de Méditation de la voie et qui observent l'Agya. Le plein ''bénéfice'' de ce Satsang ne pourra être atteint que si vous avez connaissance de ces techniques et que vous les pratiquez (observer l'Agya). Pour se renseigner demandez sur l'interface contact du blog.

Sri Hans yoganand ji.

 

D'autres Satsang sur ce thème:

-Motivé par la soif

-Le besoin et l'envie

-Soif de Paix

Sur certaines tablettes et smartphones; le blog est moins confortable

si possible, visitez-le depuis un ordinateur

Tag(s) : #satsang, #yogaoriginel, #grâce, #bonheur, #lavoie

Partager cet article

Repost 0